Le processus en trois étapes
La règle d'or 7+1 (ici : sept rôles internes et un audit externe) repose sur une structure particulière : « une séquence de trois étapes à l'intérieur de chaque cycle ».
Cette séquence de trois étapes s'appelle le processus en trois étapes (ou consultation en trois temps). Dans le chapitre précédent, il a été mentionné que l'audit externe — le « +1 » — intervient à la fois en première et en deuxième étape. Ce chapitre décrit cette séquence dans l'ordre, étape par étape.
Première étape : l'audit externe définit les axes d'attention
Le processus en trois étapes ne commence pas par les sept rôles internes. Il commence par l'audit externe.
Plutôt que de soumettre directement la question aux sept agents en leur demandant « Donnez vos avis », l'audit externe intervient en premier pour dresser une carte des axes d'attention : « Voici ce qu'il faut examiner avec soin. »
Par exemple, imaginons que l'on soumet à la consultation (ici : l'acte de recueillir des avis de plusieurs perspectives avant une décision importante) l'ébauche d'une conception. À ce moment-là, l'audit externe indique en premier : « Cette ébauche manque d'explications pour les lecteurs sur certains points » ou « Il faut veiller à la cohérence avec le chapitre précédent ». Ces axes sont présentés avant que les autres ne commencent leur examen.
Les sept rôles internes reçoivent ces axes, puis procèdent chacun à la vérification de leur propre domaine de responsabilité.
Cette séquence s'impose pour une raison précise : lorsque tout le monde partage d'abord les mêmes axes d'attention, les lacunes dans les vérifications diminuent. Établir « quoi regarder » en commun permet à l'expertise spécifique de chaque rôle de fonctionner plus efficacement.
La consultation parallèle des sept rôles internes
Une fois les axes de première étape partagés, les sept rôles internes émettent leurs avis en parallèle (c'est-à-dire tous en même temps).
Le Tech Lead (responsable technique) vérifie la faisabilité de la mise en œuvre. Le COO (responsable des opérations) évalue la viabilité opérationnelle. Le QA (assurance qualité) contrôle la qualité des livrables et la cohérence logique. Le Brand Voice (gestionnaire du ton et du style) vérifie la cohérence des formulations et l'absence d'expressions interdites. Le Task Dispatcher (coordinateur des tâches) examine le flux des tâches et leurs dépendances (ici : les relations où une tâche doit être terminée avant que la suivante puisse démarrer). Le Researcher (chargé de recherche) évalue l'exactitude des informations de base. Le Content Director (responsable du contenu) vérifie la cohérence avec l'orientation générale de la série.
À ce stade, chaque rôle rend son avis en se concentrant uniquement sur son propre domaine, sans avoir consulté les avis des autres.
Comme expliqué dans « La consultation parallèle des sept rôles internes », le format parallèle est choisi pour éviter l'alignement (ici : le phénomène par lequel un agent se laisse influencer par l'avis d'un autre). Les axes d'attention sont partagés avec tous, mais les avis eux-mêmes sont émis de façon indépendante. Le partage des axes et l'indépendance des avis sont deux éléments distincts dans la conception du système.
Deuxième étape : l'audit externe procède à la vérification finale
Une fois que les avis des sept rôles sont réunis, l'audit externe entre à nouveau en scène.
Son rôle à ce stade est de rendre le jugement final : « passer » ou « bloquer ». Il examine l'ensemble des avis des sept rôles et vérifie si « les axes identifiés en première étape ont bien été traités en interne ».
Si des axes importants n'ont pas été suffisamment examinés, la décision est un renvoi (ici : une instruction de corriger et de soumettre à nouveau). Même si les sept rôles internes s'accordent sur l'absence de problème, si l'audit externe décide d'un renvoi, c'est ce jugement qui prévaut.
Comme il a été écrit dans « Le sentiment d'alerte face à un accord unanime », un état où tous les rôles internes ont donné leur accord est précisément un signal qui mérite de la vigilance. L'audit externe intervient en deuxième étape pour éviter que le processus ne s'emballe sur la seule base d'un consensus interne.
Récapitulatif des trois étapes
En résumant l'ensemble, de la première à la deuxième étape, voici la séquence en trois temps :
- Première étape (audit externe) — Présenter en amont les axes d'attention : « Voici ce qu'il faut examiner avec soin »
- Consultation parallèle des sept rôles internes — Chaque domaine d'expertise émet son avis de façon indépendante
- Deuxième étape (audit externe) — Rendre le jugement final : « passer ou bloquer »
L'audit externe encadre le début et la fin, entourant le processus interne par une perspective extérieure.
Cette séquence en trois temps constitue « un cycle complet ». Le nombre d'étapes à l'intérieur d'un cycle est de trois, et la question du nombre de fois où ce cycle est répété est un sujet distinct.