Cet article est coécrit avec une IA (transparence DP-15)

2026-05-29

Titre : Cet article est coécrit avec une IA (transparence DP-15)

Le bas de page (pied de page) de ce blog contient cette phrase : « Ce blog est coécrit avec une IA ».

C'est discret, mais cette ligne est là pour une raison. C'est le sujet de ce chapitre.

En interne, nous appelons cela le DP-15 — un système d'étiquetage de transparence (ici : une règle qui oblige à indiquer clairement la part d'IA dans la création du contenu). C'est l'un des principes fondamentaux de ce projet.


Jusqu'où va l'IA — et à partir d'où intervient l'humain ?

D'abord, quand on parle de « coécrit avec une IA », il n'est pas toujours clair de savoir comment le travail est réparti concrètement.

Voici comment cela fonctionne : les articles de ce blog suivent trois grandes étapes, avec un partage de rôles entre l'IA et moi.

  1. Conception du plan et des thèmes — c'est moi (l'humain) qui décide. De quoi parler, dans quel ordre, et à quel niveau de détail. Le plan d'ensemble de cette série, c'est moi qui l'ai conçu.
  2. Rédaction du texte — ici, c'est l'IA (intelligence artificielle, c'est-à-dire un grand modèle de langue — le genre de technologie qui se cache derrière des outils comme ChatGPT ou Claude) qui rédige le brouillon. Je lui donne des instructions : une identité éditoriale, un ton défini, des expressions interdites, des règles précises sur le vocabulaire. C'est à partir de ce cadre que l'IA génère le texte.
  3. Vérification et décision de publication — avant toute mise en ligne, un humain (moi) relit le contenu. Je ne publie pas la sortie de l'IA telle quelle. La décision finale m'appartient.

En résumé : la conception et la approbation finale reviennent à l'humain, la génération du texte revient à l'IA.

Ce n'est ni une automatisation complète, ni une délégation totale. C'est un mode de fonctionnement hybride.

Et les instructions que je transmets à l'IA sont assez précises.

Des règles comme : « utiliser le pronom "je" à la première personne », « les termes techniques doivent toujours être expliqués dès leur première apparition », « éviter les formules racoleuses », « garder un ton direct mais respectueux ». Ces consignes couvrent plusieurs dizaines de points, définis en amont.

Autrement dit, l'IA ne rédige pas librement. Elle génère un texte à l'intérieur d'un cadre que j'ai mis en place. C'est plus proche de ça que d'une rédaction autonome.


Pourquoi l'indiquer explicitement ?

Voilà le vrai sujet.

Pourquoi écrire « coécrit avec une IA » dans le pied de page ? Trois raisons.

Première raison : éviter toute forme de publicité déguisée.

Ces derniers temps, on voit de plus en plus de textes rédigés par une IA, présentés comme si un humain les avait écrits. Au début, les lecteurs ne s'en aperçoivent peut-être pas. Mais quand ils découvrent plus tard que « c'était une IA en fait », la confiance s'effondre d'un coup. En l'indiquant dès le départ, ce problème ne se pose plus.

Deuxième raison : c'est la base de la confiance.

En mentionnant explicitement l'IA, on permet aux lecteurs de se mettre en mode « je lis un texte généré par une IA ». Ils peuvent alors adopter une lecture saine : « je vérifie les procédures techniques par moi-même », « pour les chiffres précis, je consulte la documentation officielle ». En revanche, si on dissimule cette information, on leur retire ce repère. La transparence est aussi une attention portée aux lecteurs.

Troisième raison : cela m'oblige à maintenir un certain niveau de qualité.

Le fait d'écrire « coécrit avec une IA » ne m'autorise pas à publier n'importe quoi. Au contraire : précisément parce que je l'affiche, il y a une pression supplémentaire — celle de ne pas publier quelque chose de médiocre.

Cette pression fait monter la qualité. C'est la même logique que dans le deuxième chapitre, où j'évoquais le fait qu'on est plus soigneux quand on sait que quelqu'un va lire ce qu'on écrit.


Pourquoi cette formulation reste fixe

Pour finir, un mot sur la formulation elle-même.

La phrase « Ce blog est coécrit avec une IA » est soumise à une règle de non-modification.

En interne, elle porte l'identifiant DP-15 (étiquetage de transparence). C'est une formulation arrêtée dès la conception du projet.

Pourquoi la figer ? Parce que changer la formulation au gré des humeurs revient, en soi, à introduire une ambiguïté.

Imaginez : un jour on écrit « assisté par l'IA », le lendemain « avec l'appui de l'IA », le surlendemain « en collaboration avec l'IA »... À force de varier, on perd la réponse à la question fondamentale : « concrètement, jusqu'où va l'IA ? ». Pour un lecteur, ces changements peuvent aussi donner l'impression qu'on cherche à atténuer quelque chose — à choisir ses mots avec soin pour rester dans le flou.

C'est pourquoi j'utilise toujours la même formulation, à la même position.

La formulation varie légèrement selon le support (blog, X, Note), mais le cœur de l'expression — « coécrit avec une IA » — ne change pas. C'est la petite règle qui garantit la transparence.

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